A la découverte des reptiles auvergnats

Dans le cadre de l’élaboration de son Atlas de la Biodiversité Territoriale, le SYTEC poursuit son programme d’animations, en hiver.
Après la sortie « A la découverte des traces et indices des mammifères» à Leyvaux au mois de novembre, la conférence sur les «Lichens et nature discrète», à Saint-Flour en décembre, la conférence et observation de terrain « A la découverte de nos rapaces », à Saint-Flour en janvier, s’est tenue hier l’animation « A la découverte des reptiles auvergnats » à Neussargues En Pinatelle.

La Maisons des Services de Neussargues nous a accueillis pour cette animation et nous remercions les services de Hautes Terres communauté pour leur accueil. Vingt-cinq personnes étaient au rendez-vous.

Samuel GAGNIER de l’Observatoire des Reptiles d’Auvergne*, association crée en 2015, a rappelé les caractéristiques des reptiles (qui comprennent les serpents, les lézards, les geckos, les tortues, les crocodiles et autres caméléons).

Alors que dans de nombreux pays (Inde, Afrique, …) les serpents bénéficient d’une image positive telle que la sagesse ou la fécondité, en Europe les reptiles ont été longtemps considérés comme des animaux maudits, notamment dans les mythes relatifs aux traditions judéo-chrétiennes.

Il a ensuite présenté de façon détaillée ces animaux discrets et plus particulièrement les 12 à 13 reptiles présents sur le territoire de l’Est Cantal :

  • Deux vipères : aspic et péliade (adeptes des milieux frais et tourbeux, en altitude et dont la survie en Auvergne est soumise aux évolutions climatiques).
  • Quatre couleuvres : vipérine (souvent confondue avec la vipère), helvétique (ex couleuvre à collier), verte et jaune (le plus grand serpent de notre région qui peut atteindre 1,70 m), d’esculape (qui est le symbole du caducée des pharmaciens).
  • Deux coronelles : coronelle lisse et coronelle girondine (espèce en cours d’arrivée en Auvergne du fait des évolutions climatiques, notamment sur les coteaux thermophiles des gorges de l’Alagnon).
  • Cinq lézards : lézard des murailles (le plus commun), lézards vivipare (milieux frais et humides), lézard à deux raies (ex lézard vert), lézard des souches et l’orvet fragile (ou serpent de verre) ….qui fait bien partie de la classe des lézards !
 La tarente de Maurétanie (photo Wikimedia Commons)

La tarente de Maurétanie (photo Wikimedia Commons)

En Auvergne, on trouve aussi :

  • La tortue trachémyde écrite (tortue de Floride) espèce introduite dans les années 1970-90, espèce invasive qui a tendance à occuper les niches écologiques des tortues endémiques d’Auvergne comme la Cistude d’Europe.
  • La tarente de Maurétanie, gecko des pourtours méditerranéens, d’aspect trapu d’une quinzaine de centimètres, qui a été contacté pour la première fois à Clermont-Ferrand à l’automne 2017
 Mues de peau de serpents (le serpent dispose d’une peau écailleuse qui mue 2 à 6 fois par an)

Mues de peau de serpents (le serpent dispose d’une peau écailleuse qui mue 2 à 6 fois par an)

Samuel GAGNIER a indiqué qu’un quart des reptiles sont considérés comme en danger et les études montrent une régression généralisée des reptiles, liée aux évolutions des pratiques culturales et à la destruction de leurs habitats naturels, ou à l’inverse la fermeture des milieux par les forêts, les écrasements sur les routes (notamment au printemps), les évolutions climatiques et les prédations par les rapaces et les chats domestiques. Samuel conseille de mettre deux grelots au collier de votre chat, pour faire fuir ses proies.

Pour plus d’informations sur ce sujet :

* Observatoire des Reptiles d’Auvergne – Maison de la Nature Auvergnate – Le Chauffour, 3 rue de Brenat 63500 ORBEIL

https://observatoirereptilesauvergne.wordpress.com/

Retrouver les informations sur les prochaines animations et découvrez l’Atlas de la Biodiversité Territoriale sur le site internet

www.atlas-biodiversite-sytec15.com

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