Dans le monde, en 2021, selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), sur les 138 374 espèces étudiées, 38 543 sont considérées menacées au niveau mondial.

Parmi ces espèces, 41% sont des amphibiens, 14% des oiseaux et 26% des mammifères.

Entre 1970 et 2016, « les effectifs de plus de 20 000 populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons » ont chuté de 68% selon le dernier rapport « Planète vivante » du Fonds Mondial pour la Nature (WWF), publié en septembre 2020.

La chute de la biodiversité est plus forte dans certaines régions du monde comme l’Amérique latine et les Caraïbes avec 94% des vertébrés disparus depuis 1970. Sur le continent africain, la perte est de 65%.

Sources : https://uicn.fr/liste-rouge-mondiale/
https://uicn.fr/mise-a-jour-liste-rouge-uicn-decembre-2020/
https://www.wwf.fr/rapport-planete-vivante

En France, la situation est également très préoccupante.

Notre pays figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées : au total, 1 742 espèces menacées au niveau mondial sont présentes sur notre territoire, en métropole et en outre-mer.

En France métropolitaine, 14% des mammifères, 24% des reptiles, 23% des amphibiens et 32% des oiseaux nicheurs sont menacés de disparition du territoire. Tout comme 19% des poissons d’eau douce et 28% des crustacés d’eau douce. Pour la flore, 15% des espèces d’orchidées sont menacées.
Source https://uicn.fr/liste-rouge-france/

Ainsi en trente ans (1989-2019), les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté de 29,5%, et de 27,6% pour les oiseaux vivant en milieu urbain, selon une étude menée par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Ligue pour la protection des oiseaux.

Quarante-trois espèces sont considérées « en déclin » en 2019, dont la fauvette pitchou, le moineau friquet, le pipit farlouse ou encore l’hirondelle de fenêtre.
Retrouvez l’étude : https://www.lpo.fr/images/actualites/2021/stoc/syntheseoiseauxcommuns2020_v8_web1.PDF

En Auvergne-Rhône-Alpes, (selon données 2017) le constat est tout autant préoccupant. Si les menaces sur la biodiversité (invasions biologiques, artificialisation des territoires…) demeurent un peu moins impactantes sur notre région, il semble que nous assistions d’avantage à une érosion « plus silencieuse » de la biodiversité, du fait de l’intensification de certaines pratiques agricoles ou sylvicoles, la dégradation de la qualité des milieux aquatiques… et puis, comme ailleurs, mais aussi en Auvergne, l’effet du changement climatique, qui va intensifier l’érosion de la biodiversité sur nos territoires.

De manière plus fine à l’échelle du Massif-Central, les chiffres sur l’évolution des oiseaux communs ont la même tendance qu’au niveau national. Les listes rouges régionales sur les espèces menacées témoignent également de cette érosion. Près d’une espèce d’oiseau sur deux et une espèce de mousses sur deux sont menacées en Auvergne, une espèce de papillon sur six, 21 % de la flore vasculaire (plantes à fleurs et fougères).

Les enjeux pour l’Est Cantal

La préservation de l’environnement, des paysages et du patrimoine naturel constitue une priorité, car ils sont des atouts considérables pour l’avenir de notre territoire, encore préservé.

Pour préserver la biodiversité, il faut la connaître. Pour cela, le SYTEC élabore, depuis 2017, avec ses partenaires naturalistes un Atlas de la Biodiversité Territoriale. Ce travail de collecte permet d’améliorer progressivement la connaissance de la biodiversité locale : dans l’Est Cantal, fin 2020, 3 055 espèces ont été identifiées. 358 espèces sont évaluées comme des espèces menacées soit 11,7% des espèces connues du territoire.

Retrouvez le BILAN de la SAISON 2 et les inventaires Faunistiques et Floristiquess ur le site de l’Atlas https://www.atlas-biodiversite-sytec15.com/resultats