Mercredi de la Biodiversité à Laveissière : « La forêt : une niche de biodiversité »

Dans le cadre de l’élaboration de son Atlas de la Biodiversité Territoriale, le SYTEC propose tous les mois des animations aux habitants du territoire. Au mois d’octobre, le public était invité à nous rejoindre dans la forêt du cirque de Rombière, à Font d’Alagnon, situé sur le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.

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Près d’une vingtaine de personnes a participé à cette traversée naturaliste et forestière. Nous étions accompagnés par deux agents du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, Aimie Bley et Jean-Philippe Reygade et Thomas Petit de l’Office National des Forêts, qui ont partagé avec passion leurs connaissances avec des randonneurs très curieux.
Nous avons observé les différentes essences présentes dans cette forêt essentiellement constituée de l’association végétale sapin-hêtre, le premier s’élevant jusqu’à 1 400 mètres d’altitude tandis que l’autre pousse jusqu’aux estives.

Mais une forêt, ce n’est pas seulement des arbres et l’habitat d’une faune diversifiée, et c’est aussi un sol.
« Une souche d’arbre par terre dans une forêt ce n’est pas sale ! » a plaisanté Thomas. Car pour certaines personnes, une forêt avec des vieilles branches et des vieux troncs par terre est une forêt « sale » !

Nous avons évoqué la différence entre une forêt ancienne et une forêt mature et les différentes fonctions de la forêt.

  • Une forêt ancienne est définie comme une forêt ayant été continuellement boisée depuis au moins le début du XIXe siècle, indépendamment de la gestion forestière ayant été pratiquée. Elle n’est donc pas nécessairement constituée de vieux arbres. Certaines espèces ne se trouvent en effet que dans les forêts anciennes, car elles peuvent mettre des siècles à regagner leur place dans des jeunes forêts, à cause de leur faible capacité de dispersion, ou à cause de modifications du sol liées aux activités humaines.

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  • La maturité biologique d’une forêt – à ne pas confondre avec la maturité économique qui fait référence au seuil où un arbre est prêt à être abattu pour satisfaire les besoins auquel répond le bois (œuvre, chauffage) – est atteinte au-delà du seuil d’exploitabilité économique. Un peuplement mature est donc caractérisé par l’abondance de vieux arbres, et donc généralement de gros diamètre, d’arbres morts, et de dendro-microhabitats (cavités, trous de pics etc…).
  • Lorsque maturité biologique d’un peuplement et ancienneté du couvert boisé sont réunies, on parle alors de vieilles forêts. Celles-ci sont d’autant plus riches et importantes d’un point de vue de la biodiversité, car les cortèges d’espèces associés aux forêts anciennes et matures sont mêlés.

Les différentes fonctions de la forêt

Elles sont au nombre de 4 : économique, écologique, sociale, et de protection (car elle est en épurateur naturel). Il a rappelé la complexité pour concilier au quotidien ses 4 fonctions. Et il a insisté sur l’importance de gérer de façon multifonctionnelle la forêt.

La forêt a donc une fonction économique mais pas seulement ! Elle produit des biens qui ont une valeur marchande comme le bois essentiellement. Elle est aussi des produits pharmaceutiques. Elle est notre fournisseur de papier !

Et elle nous rend au quotidien des services essentiels en constituant un véritable stock de carbone, en régulant les pluies, en procurant de l’eau potable, et en maintenant les sols fragiles. Elle est donc la meilleure barrière naturelle contre les dégâts liés aux fortes pluies.

Trois quarts de l’eau douce accessible provient des bassins versants des forêts.

La forêt purifie l’eau potable du deux tiers des grandes villes des pays en développement. Elle peut être comparée à une station d’épuration, filtrant à travers les systèmes racinaires des polluants tels que : les métaux lourds, azotes…

Et elle est surtout un réservoir écologique. Dans la forêt en effet c’est faune à tous les étages ! Aimie Bley et Jean-Philippe Reygade nous ont expliqué l’importance de la forêt, habitat de tant d’espèces : oiseaux, insectes et mammifères. Hiboux, chauve-souris, papillons de nuit, blaireaux, éperviers, couleuvres, écureuils, sangliers, cerfs ont chacun leur adresse dans cet environnement pour remplir leurs missions et ainsi préserver l’équilibre forestier.

L’écorçage est le fait pour l’animal d’arracher des lambeaux d’écorce pour les consommer. Il est surtout du fait de l’espèce cerf.

Le frottis concerne les dommages occasionnés par les bois (et non les cornes) des animaux. Ils concernent principalement le chevreuil et le cerf. Tout dépend de la taille de l’arbre. Le chevreuil va « s’attaquer » à de tous petits arbres (de 5 cm de diamètre et moins) et le cerf des bois plus gros.

Retrouver les informations sur les prochaines animations et découvrez l’Atlas de la Biodiversité Territoriale et ses 4 enquêtes participatives sur le site internet

www.atlas-biodiversite-sytec15.com

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